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  • Clothilde Nollet

Comment aider son enfant à développer sa confiance en soi ?



Qu’est-ce que la confiance en soi ?


« La confiance en soi est la capacité enfantine d’aller vers ce qu’on ne connaît pas comme si on le reconnaissait ». (Christian Bobin, philosophe)


« Nous avons conscience des risques et des dangers que nous n’avions pas, enfant sur notre vélo, lorsque nous nous sommes élancés pour la première fois. Nous sommes anxieux parce que nous sommes lucides. Mais cette lucidité ne doit pas émousser notre audace, notre capacités à y aller. Se faire confiance, c’est garder son cœur d’enfant, une âme d’enfant dans un esprit adulte. » (Charles Pépin dans son livre « La confiance en soi, une philosophie»).


Il s’agit donc de la capacité à se lancer, à oser entreprendre quelque chose que l’on n’a jamais fait.

Pour l’enfant, cela peut être: poser une opération seul pour la première fois, sans l’aide de l’adulte, oser lire à voix haute à quelqu’un, aller dormir chez un nouveau camarade, aller chercher la baguette de pain seul pour la première fois, …


Selon Isabelle Filliozat, le terme de “confiance en soi” recouvre quatre dimensions qui se construisent les unes après les autres au cours de notre développement. C’est pour cette raison qu’elle les nomme “étages” dans son livre « Fais-toi confiance » .






Les quatre « étages » de la confiance en soi


  1. Le sentiment de sécurité intérieure


Ce sentiment se construit au cours de la première année puis évolue tout au long de la vie.

Il se construit à travers l’entourage proche de l’enfant. « La confiance en soi est d’abord une confiance en l’autre » (Charles Pépin).

« La confiance en soi ne se décide pas, elle nous est donnée par les autres, d’abord par les parents puis par l’entourage de l’enfant » Dr Catherine Gueguen dans « Pour une enfance heureuse » . L’entourage de l’enfant est constitué par les frères et sœurs, les grands-parents, les assistantes maternelles, les instituteurs, …


Selon Isabelle Filliozat, « tout ce qui favorise le contact affectueux entre le bébé et ses parents augmente la sécurité intérieure de l’enfant ». Il s’agit là du « peau à peau », du « co-dodo », du portage, de l’allaitement, des massages, des câlins, des caresses et de tout acte qui répond au besoin de l’enfant.

L’enfant se sent alors protégé. Il développe ainsi son sentiment de sécurité intérieure.


Ce sentiment se construit tout au long de la vie. Et s’il n’a pas pu se développer lors de la première année de la vie de l’enfant du fait des circonstances (enfant adopté, dépression post-partum importante, deuil, …), il pourra se développer plus tard avec un environnement sécurisant. En effet, le cerveau de l’enfant est « plastique »: il évolue tout au long de la vie.


Petit focus sur les neurosciences


Les neurosciences sont les études scientifiques du système nerveux et se donnent comme défit l’explication du cerveau humain. Elles sont nées dans les années 60.


Le cortex pré-frontal et et la régulation des émotions

Tout d’abord, quelle est la différence entre « émotions » et « sentiments »? Les émotions sont les réactions automatiques, elles apparaissent de façon soudaine et se manifestent de façon physiologique et corporelle (ex: la peur, le dégoût, la joie, la surprise)

Les sentiments sont plus élaborés: nous éprouvons, nous ressentons. C’est une élaboration cognitive de ce que nous vivons dans notre corps (ex: affection, compassion, confiance, déception, …)


Trois cerveaux en un :

  • Le cerveau archaïque, aussi appelé « reptilien », est la partie la plus ancienne du cerveau humain. Il est apparu il y a 500 millions d’années chez les poissons, puis chez les amphibiens et les reptiles.Il gère les fonctions primaires liées à la physiologie de base (respirations, rythme cardiaque, sommeil, …). Sa deuxième fonction est de déclencher, lorsque nous sommes face à un danger, des comportement instinctifs liés à notre survie, des réflexes d’attaque ou de fuite.


  • Le cerveau émotionnel ou « système limbique », qui est apparu chez les mammifères il y a 150 millions d’années. Ce cerveau nous fait ressentir l’agréable et le désagréable et toute type d’émotions. Il joue également le rôle de régulateur des instincts primitifs de survie venant du cerveau « reptilien » en nous aidant à contrôler les réactions d’attaque et de fuite.


  • Le néo-cortex ou « cerveau supérieur », qui a commencé son expansion chez les primates il y a deux ou trois millions d’années. Il représente chez l’homme 85% du volume cérébral total et enveloppe les régions les plus anciennes, le cerveau reptilien et le cerveau limbique. Il est impliqué dans les fonctions cognitives dites « supérieures » comme la conscience, le langage, les capacités d’apprentissage, les perceptions sensorielles, les commandes motrices volontaires.


Le développement du cerveau débute dès la fin de la vie intra-utérine. A la fin de la huitième semaine, toutes les structures cérébrales essentielles sont présentes et vont se développer au cours du deuxième et du troisième trimestre. Durant les premières années de l’enfant, le néo-cortex est en formation. Il n’exerce pas encore un contrôle complet sur le cerveau archaïque et le cerveau émotionnel qui sont alors dominants.

Une grande partie du cerveau se forme au cours des cinq premières années de la vie mais sa maturation se prolonge jusqu’à la fin de l’adolescence et même beaucoup plus tard, jusqu’à la trentaine pour certaines régions très importantes du lobe frontal.

Les régions cérébrales impliquées dans la vie affective et sociale continuent leur développement tout au long de l’enfance, ce qui sera déterminant pour l’intelligence émotionnelle et sociale de l’enfant.


Cerveau et affectivité

Le cortex pré-frontal et la régulation des émotions


Le cortex orbito-frontal, petite aire du lobe frontal à l’avant du front, est important dans le développement de la confiance en soi de l’individu.

En effet, il joue un rôle essentiel dans nos capacités d’affection, d’empathie, dans la régulation de nos émotions, dans le développement de notre sens moral et de notre aptitude à prendre des décisions.

La maturation de ce cortex dépend en partie de l’entourage de l’enfant. « si celui-ci apporte à l’enfant ce qui lui est nécessaire, sécurité affective, écoute, les circuits du cortex orbite-frontal vont se renforcer progressivement. » (Catherine Gueguen).

Ce cortex joue donc un rôle essentiel dans le développement de la sécurité intérieure de l’enfant.

Une poussée neuronale de ce cortex débute vers 5 ans et se poursuit jusqu’à 7 ans. Vers 6 ans ans, l’enfant est alors capable de contrôler un peu mieux ses émotions négatives, à comprendre leur cause et à savoir les surmonter.

Mais cette maturation est loin d’être achevée. Cette région si essentielle pour la compréhension de soi et des autres ne termine sa maturation qu’au début de l’âge adulte.

En dessous de 5-6 ans, l’enfant a donc des impulsions qu’il contrôle difficilement (trépigne ou crie pour obtenir ce qu’il convoite, dit avec « ravissement » des gros mots, est aux prises à des peurs incontrôlées, …).

« Le petit enfant est prisonnier de l’immédiateté de sa réponse émotionnelle, sans médiation de la pensée pour relativiser les choses, ou hiérarchiser les enjeux. Il est facilement envahi par ses affects et a donc besoin de nous pour l’aider à trouver la sortie ». (Isabelle Filliozat dans « Au cœur des émotions de l’enfant »).

Chaque fois que le petit enfant observe un membre de son entourage (parent, frère ou sœur) réussir à dépasser un conflit émotionnel avec calme et justesse, certains circuits de ce cortex enregistrent la scène et se renforcent chez l’enfant. Et progressivement, les circuits de ce cortex chargés de réguler les impulsions émotionnelles deviennent plus efficaces et l’enfant devient plus « raisonnable ».


De plus, l’enfant voit le monde de ses propres yeux. Nous n’avons donc pas à juger ses réactions. Le mieux, pour l’aider à gérer ses émotions, est de l’observer, de l’écouter, de chercher à comprendre ce qu’il vit et ce qu’il ressent.





2. La confiance en sa propre personne, en ses désirs, en ses besoins.


Cette confiance se construit à partir de 18 mois.


Il s’agit de la période du NON: l’enfant s’oppose. Cette période est très importante car elle permet à l’enfant de développer sa propre personnalité. C’est la construction de son MOI.


Lorsque les parents respectent les désirs, les besoins, le rythme, les émotions, les choix de leur enfant, ils participent à renforcer la confiance en soi de leur enfant, qui peut alors se construire comme étant différent d’eux et donc unique.

« Tu as le droit de ressentir des choses différentes de moi, d’aimer ce que tu aimes et de ne pas aimer ce que j’aime »

« Tu as le droit d’éprouver de la colère, de la tristesse, de la joie »

« Tu as le droit d’avoir des besoins et de les exprimer ».

Il pourra donc avoir confiance en ses propres sensations, émotions, sentiments et pensées.


L’enfant est aimé comme il est lui, indépendamment de ses parents et aussi des projections qu’ils peuvent faire sur lui. En effet, de façon inconsciente, les parents peuvent projeter leurs désirs, leurs attentes sur leur enfant. Il est important pour le parent de se rendre compte de ces projections faites sur l’enfant afin de ne pas l'« emprisonner » dans celles-ci. Cette prise de conscience peut se faire seule ou en couple ou à travers l’échange avec d’autres personnes (amis, d’autres parents, des professionnels).


C’est ainsi que pourra se développer chez l’enfant l’« Amour de soi ».


Il est alors important de dissocier l’acte qu’a fait l’enfant de sa personne: « ce que tu viens de faire me dérange » plutôt que « tu me déranges »; « cette parole n’est pas gentille pour ton frère » plutôt que « tu n’es pas gentil ».


Par ailleurs, le cerveau de l’enfant à cet âge là n’est pas assez mature pour comprendre la négation. Il est donc préférable de lui dire « range ton manteau » plutôt que « ne laisse pas traîner ton manteau ». Car, dans ce cas, le jeune enfant ne va que retenir: « laisse traîner ton manteau ». Il s’agit là de la COMMUNICATION POSITIVE.




Nous voyons dans ce tableau que des règles de vie sont données à l’enfant. En effet, afin de continuer à développer la sécurité intérieure de l’enfant, il est nécessaire de lui donner un cadre; cela est rassurant pour lui.

Il s’agit de lui donner un rythme de vie: l’heure du coucher et des repas à peu près stables.

Ce cadre inclut également des règles de vie que les parents se donnent ensemble et veillent ensemble à ce qu’elles soient respectées par l’enfant. Il s’agit, de façon globale:

  • Des règles de sécurité

  • Des règles concernant le respect de soi (hygiène, sommeil, …)

  • Des règles concernant le respect de l’autre (contrôler ses gestes envers les autres enfants, ses mots; la grâce et la courtoisie: les mots et les gestes de politesse; le rangement de ses affaires, …)


Afin qu’elles s’intègrent dans le cerveau de l’enfant, il est nécessaire de les lui rappeler très régulièrement. Cela est parfois très fatiguant! Mais gardons bien en tête que l’enfant ne fait pas « exprès de laisser traîner ses affaires pour nous embêter ». Il l’a simplement oublié et il est souvent bien occupé à d’autres activités qui le passionnent bien plus. Cela est tout à fait normal: c’est un enfant et il n’a donc pas les mêmes préoccupations que nous et heureusement! Un juste rappel dans le calme suffit: « ton manteau », « tes chaussures », ...




3. La confiance en ses compétences


Très tôt: lorsqu’il sait se déplacer, l’enfant part à l’exploration du monde et veut faire des choses tout seul. Pour construire la confiance en ses compétences, l’enfant a besoin:

  • d’être autorisé à explorer, à toucher, à échouer, tomber, recommencer, se relever seul.

  • De soutien face aux difficultés: notre présence, notre encouragement, le fait de montrer « comment on fait », lui montrer l’intérêt de l’entraînement: il n’y arrivera pas forcément tout de suite, mais l’entraînement lui permettra d’y arriver plus tard

  • De responsabilités, de mission (ex: s’occuper d’un animal, débarrasser le lave-vaisselle, aller chercher le pain, ..)

  • De donner son avis et que celui-ci soit considéré.

Mais attention, cela doit concerner la sphère de l’enfant et non celle de l’adulte.


« Quand les parents font à la place de l’enfant, par manque de temps, par impatience, par non connaissance des capacités de l’enfant, celui-ci n’a pas l’occasion de sentir ce dont il est capable » (Isabelle Filliozat dans le livre « Fais-toi confiance »).


Pour cela, les parents doivent souvent faire un travail sur eux-même pour contrôler leurs peurs et leurs attentes (ex: que l’enfant se fasse mal, ou que leur enfant fasse tout rapidement avant de partir à l’école, qu’il soit organisé pour ne pas perdre de temps, qu’il range spontanément, …).

De plus, certains parents doivent prendre conscience de l’image qu’ils se font des « bons parents ». Par exemple, l’inconscient collectif peut véhiculer qu’un « bon parent » est un parent qui fait tout pour son enfant: qui prépare son petit déjeuner, met la table, lui fait la toilette, ...

De même, les parents devront, à certains moment, faire un « travail » d’anticipation: réveiller leur enfant plus tôt afin qu’il puisse faire seul sans stress: se préparer tranquillement pour aller à l’école.


Par ailleurs, afin qu’il puisse relier naturellement sa réussite à ses efforts propres, il est préférable que les parents ne félicitent pas leur enfant ni le récompensent. La seule observation de ce qu’il vient d’effectuer suffit.

Si l’enfant sollicite le parent en lui demandant comment il trouve sa production (son dessin, son modelage, sa figure acrobatique,…), le parent peut décrire cette production et lui demander si c’est bien cela qu’il voulait représenter. Ainsi, l’enfant ne fera pas pour que son parent trouve cela beau ou qu’il soit fier de lui mais pour le plaisir ou l’intérêt qu’il a à faire cela.

Le fait de prendre régulièrement en photo ou en vidéo son enfant lorsqu’il a réalisé quelque chose peut également l’éloigner de cet objectif de « faire pour lui ».

Par contre, si l’enfant fait quelque chose pour faire plaisir, pour rendre service au parent, ce dernier peut remercier l’enfant et encourager ce genre d’initiative. Cela est différent de faire pour faire plaisir à quelqu’un ou pour que l’on soit fier de soi.


Lorsque l’enfant est plus âgé: à partir de 6 ans, il est très curieux. Pour l’aider à développer sa confiance en lui, permettons-lui d’expérimenter, de créer et de penser par lui-même.


Voici quelques repères de ce dont est capable de faire un enfant en fonction de l’âge

Entre 3 et 5 ans:

  • S’habiller seul

  • Ranger ses jouets

  • Mettre ses vêtements sales dans le panier à linge

  • Mettre sa vaisselle salle dans le lave-vaisselle

  • Faire la vaisselle des plats qu’il a utilisés

  • Mesurer les ingrédients d’une recette avec l’aide de l’adulte

  • Verser les ingrédients d’une recette dans un bol et mélanger

  • Mettre la table et débarrasser

  • Passer le balai

  • Prendre soin des plantes

  • Mettre ses déchets dans les différentes poubelles et vider le compost.


A partir de 6 ans

  • S’habiller complètement seul: en mettant ses lacets

  • Nettoyer la table après le repas

  • Passer l’aspirateur

  • Faire la vaisselle; laver sa lunch-box

  • Aider à faire les courses en commençant par écrire la liste de courses

  • Préparer un plat selon une recette

  • Préparer son goûter

  • Plier et ranger ses vêtements propres

  • Préparer ses vêtements pour le lendemain


Ce sont des exemples sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour encourager notre enfant à faire telle ou telle tâche. Mais laissons-nous également découvrir tout ce dont il est capable de faire: laissons-le prendre des initiatives.

Permettons-lui aussi de créer.

C’est par l’observation et l’écoute de notre enfant que nous découvrir tout ce dont il est capable. Il est notre guide.


FAISONS CONFIANCE À NOTRE ENFANT !


Si je crois en mon enfant, il croira en lui.


Afin de lui transmettre ce message, il est important de lui apprendre à faire seul puis de le laisser faire seul et prendre des initiatives, comme nous venons de le voir.

LA COMMUNICATION NON VIOLENTE , qui est une prolongation de la communication positive, permet également de transmettre ce message.

La communication non violente est une méthode créée par Marshall B. Rosenberg. Elle expose notamment deux façons de s’exprimer, de penser et d’être : la girafe et le chacal. Via la définition de ces profils, je vous invite à découvrir un outil pour mieux vivre ensemble et s’épanouir au quotidien.


Le chacal est une créature qui évolue plutôt au raz du sol, il a tendance à réduire son champ de vision et de réflexion en ayant des habitudes telles que:


  • coller des étiquettes : “tu es méchant”, “il est intelligent”

  • porter des jugements : “J’ai raison tu as tort. Nous sommes les bons et ce sont les mauvais.”

  • reprocher et s’auto-critiquer : “C’est ta faute. Tu aurais dû ! Je suis coupable.”

  • nier la liberté de choix : “je dois, tu dois,…, tu ne peux pas, je suis obligé, il n’y a pas le choix.”

  • exiger et menacer : “c’est un ordre ! c’est moi qui décide. Si tu ne fais pas ça alors…”


La girafe est un animal de coeur, compatissant, bienveillant et à l’écoute. Elle sait prendre de la hauteur. C’est l’opposé du chacal.


Il est évident que cette manière d’aborder la vie est à l’origine de situations plus ou moins plaisantes pour nous et pour les autres. En effet, selon le principe d’action/réaction, le langage girafe modifie aussi le comportement d’autrui(enfants comme adultes), l’invitant à adopter les valeurs que nous lui proposons et qui favorisent la libération émotionnelle, le respect, la transparence et l’altruisme.


Il suffirait d’un peu de pratique pour basculer la majorité du temps du chacal à la girafe.





4. La confiance relationnelle


L’enfant est rapidement amené à le confronter à d’autres enfants: ses frères et sœurs, ses pairs à la crèche ou à l’école, …

Cet environnement peut avoir une influence considérable sur le développement de la confiance en soi de l’enfant. Il est donc primordial d’être vigilant aux moqueries, aux humiliations, aux rejets que peut subir l’enfant.


Ne sous-estimons pas la part d’influence que peuvent avoir les frères et sœurs de l’enfant sur lui.

Plusieurs règles d’or sont proposées:

  • laisser le moins possible les enfants d’une fratrie loin du regard ou de l’oreille d’un adulte

  • Ne pas intervenir systématiquement dans leurs conflits mais écouter, observer et intervenir quand nous sentons cela nécessaire en recueillant les émotions de chacun ainsi que leurs besoins et en les aidant à dépasser leur conflit d’une autre manière que par la violence physique ou verbale.

Afin de développer la confiance en soi de chaque enfant dans une fratrie, il est conseillé de:

  • donner selon les besoins de chacun plutôt que de donner la même quantité à tous

  • Montrer à chaque enfant qu’on l’aime spécialement (« tu es le seul « toi » dans le monde entier) plutôt que manifester autant d’affection à tous

  • Consacrer le temps nécessaire aux besoins de chacun plutôt que de donner autant de temps à tous



CONCLUSION:


Il s’agit d’un support de connaissances basées sur des données scientifiques. Cela peut nous aider à mieux comprendre le fonctionnement de notre enfant et comment l’aider à développer sa confiance en soi. Nous pouvons alors bien prendre conscience que notre enfant a un fonctionnement affectif et émotionnel bien différent du nôtre et que nous ne pouvons pas projeter nos propres façon de gérer nos émotions sur les siennes.

Ces connaissances sont très utiles mais non suffisantes: nous devons les associer à nos expériences: nos essais et nos réussites avec tel ou tel enfant. Ce qui fonctionne avec l’un ne fonctionnera pas avec l’autre car chaque enfant est unique et a son propre fonctionnement.

Soyons donc des CHERCHEURS D’EDUCATION !


Perrine Becker, co-fondatrice de l'école ELISE, psychologue, éducatrice Montessori 3-6 ans


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